👉 Quelques chiffres pour prendre la mesure du problème :
- 10 % des collégiens rencontrent des problèmes avec le harcèlement, dont 6 % de façon sévère à très sévère (source : E. Debarbieux).
- 1 enfant sur 10 sera harcelé.
C’est une réalité sous-estimée parce qu’il y a peu de plaintes par peur, gêne, honte. Quand il y a des plaintes : elles sont peu prises en compte ou banalisée.
Les conséquences sont multiples :
- Scolaires : décrochage, chute brutale des notes, phobie scolaire.
- Sociales : isolement, perte d’amis, dégradation du matériel scolaire.
- Somatiques et psychologiques : maux de ventre, maux de tête, insomnies, troubles alimentaires, anxiété, dépression, conduites addictives, troubles post-traumatiques.
1. Parents : repérer les signes
Un enfant victime de harcèlement ne le dit pas toujours directement. Certains signaux doivent alerter :
- Décrochage dans les notes
- Phobie scolaire / réticence à aller à l’école
- Plaintes somatiques (mal à la tête, au ventre, blessures, bleus…)
- Insomnie / anxiété / troubles des comportements alimentaires
- Isolement
- Dégradation du matériel scolaire…
2. Écouter sans juger
L’enfant doit sentir qu’il peut parler en toute sécurité.
- Laissez-le s’exprimer à son rythme, sans minimiser ses émotions.
- Reformulez ce qu’il vous dit pour montrer que vous comprenez.
- Évitez les phrases du type « Ce n’est pas si grave » ou « Tu devrais te défendre ».
3. Valoriser et redonner confiance
Le harcèlement abîme l’estime de soi.
- Soulignez ses qualités, ses réussites, même petites.
- Encouragez ses passions et ses activités extrascolaires.
- Valorisez-le dans des situations positives, y compris des activités individuelles (comme certains sports de combat).
- Aidez-le à maintenir des relations positives (amis de confiance, famille).
4. Agir concrètement
Pour protéger et accompagner son enfant, plusieurs démarches sont possibles :
Le dialogue avec l’établissement est crucial.
- Prenez rendez-vous avec le professeur principal, le CPE ou le directeur.
- Demandez quelles mesures concrètes seront mises en place.
- Conservez une trace écrite de vos échanges.
En cas de persistance, sollicitez les dispositifs dédiés : contacter le médiateur du rectorat, programme pHARe, dispositif PIKAS…
Et du côté médical ?
Dans certains cas, une démarche médicale (comme un arrêt scolaire temporaire) peut être nécessaire pour reconnaître la souffrance et stopper l’acharnement.
5. Chercher un accompagnement psychologique
Un suivi psychologique permet à l’enfant :
- Comprendre le contexte antérieur au harcèlement
- Valoriser l’enfant dans des mises en situations positives (sport individuel (de combat…)
- Restaurer l’estime de soi
- Inclure les parents dans la thérapie
En résumé
Être attentif, écouter, valoriser, dialoguer avec l’école et ne pas hésiter à demander de l’aide extérieure sont les 5 leviers essentiels pour soutenir un enfant victime de harcèlement scolaire.
